Les questions ci-dessous reviennent régulièrement de la part d'exploitants et de responsables QHSE qui structurent leur suivi.
- VGP veut-il dire « vérification générale périodique » ou « visite générale périodique » ?
- Les deux formulations circulent sur le terrain et désignent la même pratique : un examen périodique de l'équipement destiné à déceler en temps utile les détériorations susceptibles de créer un danger. La formulation employée dans les textes du Code du travail est celle de vérification périodique ; sur les chantiers et dans les services maintenance, l'usage a retenu « visite ».
- Une VGP est-elle la même chose qu'une opération de maintenance ?
- Non. La maintenance intervient sur l'équipement pour le remettre ou le maintenir en état. La vérification périodique n'intervient pas : elle constate. Les deux se complètent, mais le rapport de vérification n'est pas une facture d'intervention et une intervention de maintenance ne remplace pas une vérification.
- Que se passe-t-il si un équipement dépasse son échéance ?
- L'équipement se retrouve utilisé sans preuve à jour de son état. Concrètement, l'exploitant ne peut plus démontrer qu'il a satisfait à son obligation, ce qui l'expose en cas de contrôle comme en cas d'accident. La conduite habituelle consiste à suspendre l'usage de l'équipement jusqu'à la vérification, ou à en restreindre l'emploi de façon documentée.
- Une VGP peut-elle être réalisée en interne ?
- La réglementation impose une personne qualifiée, disposant de la compétence et des moyens nécessaires, ainsi que de l'indépendance de jugement requise. Selon les équipements, cette personne peut appartenir à l'entreprise. Pour certaines opérations, en revanche, le recours à un organisme accrédité est expressément prévu : il faut donc examiner l'équipement concerné avant de trancher.
- Le rapport doit-il conclure par « conforme » ou « non conforme » ?
- Un rapport utile ne se limite pas à une mention globale. Il liste les points examinés, les écarts relevés, leur gravité relative et les suites à donner. La mention binaire, sans détail, prive l'exploitant de l'essentiel : savoir ce qu'il doit corriger et dans quel ordre.
- Combien de temps faut-il garder les rapports ?
- La règle pratique est de pouvoir présenter l'historique permettant d'établir la continuité du suivi de l'équipement, y compris les rapports antérieurs et les preuves de levée des observations. Les durées précises dépendent des équipements et des documents ; il est prudent de conserver l'ensemble de la vie de l'équipement plutôt que la seule dernière visite.